Valentin Stocker est la grande révélation de ce début de saison 2008-2009. Il a fêté sa première sélection en équipe de Suisse A en ouvrant le score contre Chypre après huit minutes de jeu (victoire finale 4-1, le 20 août dernier). Une semaine plus tard, il a qualifié le FC Bâle en Ligue des champions à lui tout seul ou presque (un but et une passe décisive à Derdiyok). Mais le jeune homme parle plutôt de «confirmation».
Il était ses propos: «En fin de saison dernière, j'étais aussi en forme. Mes trois buts en Super League (n.d.l.r.: le premier contre Sion, le 16 mars) m'ont donné confiance. Avant ce championnat, mon but était de confirmer ce bon printemps. De montrer que ce n'était pas qu'un feu de paille.» Ô combien non! L'étincelle brille toujours dans les yeux du jeune Lucernois. Et des étincelles, il en fait aussi sur la pelouse.
Gaucher, souvent irrésistible dans un style qui n'est pas sans rappeler celui d'un certain Michael Owen à ses débuts, Stocker fait donc feu de tout bois depuis la reprise. «Je sens que mon entraîneur, Christian Gross, me fait confiance. C'est important. Tout comme l'est le soutien du nouveau sélectionneur, Ottmar Hitzfeld.»
Future - ou déjà actuelle? - star du foot suisse, Valentin Stocker prend les choses avec recul. «Le chemin qui mène au sommet est encore long. On parle beaucoup de moi, je sens une certaine excitation autour de mon nom, mais j'essaie de ne pas m'affoler. Au début, je trouvais cette agitation très agréable. Mais maintenant, j'apprécie pouvoir vivre des moments de calme.»
Stocker risque cependant d'être sous les feux de la rampe ces prochains jours. «Je m'entraîne pour jouer, c'est normal. Mais je sais que ma place de titulaire n'est pas encore acquise. Tout va très vite ces temps. J'essaie donc de donner le maximum de ma personne.» Il n'a pas encore déboulonné Tranquillo Barnetta - «Je ne raisonne d'ailleurs pas comme ça» -, mais on le sent prêt à prendre la relève.